2020 : l’année du féminisme numérique en Afrique francophone

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2020 : l’année du féminisme numérique en Afrique francophone

Le mois de mars est considéré comme le mois des femmes, le jour le plus important étant le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Vu le thème de mon blog, il m’a paru évident de le lancer officiellement durant ce mois. Et on commence par un retour sur le féminisme numérique en Afrique francophone en 2020. Pour moi, contrairement aux années précédentes, 2020 a été l’année du féminisme digital en Afrique francophone. Oui, un cap a été franchi, les féministes africaines francophones ont investi des espaces en ligne pour revendiquer les droits des femmes et l’égalité des sexes ou dénoncer le système patriarcal et les violences faites aux femmes. C’est par exemple le cas avec le hashtag #vraifemmeafricaine. Mais le féminisme digital n’est pas nouveau en Afrique. image pour Google pour la recherche sur le féminisme digital africain

La naissance du féminisme numérique africain

Considéré comme la 4e vague du féminisme, le féminisme digital a dès son apparition trouvé un écho auprès des féministes africaines. Cependant, au début, toute l’attention était focalisée sur le féminisme occidental. Les féministes africaines étaient pour la plupart totalement invisibles et inaudibles. Fort heureusement, elles ne se sont pas découragées. Elles ont alors décidé de créer des plateformes numériques pour défendre leurs idées et faire entendre leurs voix. On peut ainsi citer des bloggeuses comme Minna Salammi  avec Msafropolitan ou encore Nana Darkoa Sekyiamah avec Adventures from the Bedrooms of African Womens. Mais ce n’est qu’avec l’explosion sur la scène internationale de la féministe Chimamanda Ngozi Adichie que les choses prennent un nouveau tournant. Les féministes africaines sont de plus en plus visibles. Néanmoins, parmi ces féministes, on retrouvait majoritairement des féministes africaines anglophones. Les féministes francophones étant alors marginalisées.

La surmédiatisation des femmes africaines anglophones

La surmédiatisation de femmes africaines anglophones ou celles issues de la diaspora ne concerne pas seulement le féminisme : c’est dans tous les domaines (la littérature, le sport, la politique, la recherche scientifique etc.). C’est assez compréhensible vu le poids de la langue anglaise comme langue dominante. C’est aussi le constat qui était fait en 1988 par Christiane Makward and Odile Cazenave, dans un article intitulé « The Others’ Others : « Francophone » Women and Writing ». Une réalité encore narrée en anglais par des femmes occidentales. Mais depuis 3 ou 4 ans, on remarque un changement : les féministes africaines francophones se font désormais une place. image pour Google pour la recherche sur les féministes africaines

2020, ou l’essor du féminisme numérique en Afrique francophone

Les féministes africaines francophones ont secoué la toile en 2020. Elles ont décidé de se faire entendre. C’est le cas de la journaliste ivoirienne Bintou Mariam Traoré, qui  avec le hashtag #vraifemmeafricaine pour dénoncer les stéréotypes, a enflammé la toile africaine. On peut aussi citer d’autres hashtag, comme #Touchepasàmoncorps pour lutter contre l’excision et soutenir les victimes de mutilation sexuelle, #Nopiwouma (« je ne me tais pas ») et «#BalanceTonSaïSaï ». Toutefois, on constate ici que les femmes francophones issues de la diaspora et celles de l’Afrique de l’ouest ont un train d’avance. (Ndèye Fatou Kane, Aïchatou Ouattara, françoise moudouthe). Et c’est pour contribuer à réduire cet écart que j’ai créé ce blog. Si il parle des femmes africaines francophones en général, il met un accent sur les femmes francophones de l’Afrique centrale ayant grandi et vivant dans la sous-région. Pour finir, on peut surtout espérer que 2021 soit encore meilleur.
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